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Sédentarité au travail : comment remettre les salariés en mouvement sans imposer le sport ?

  • il y a 17 heures
  • 4 min de lecture

Passer plusieurs heures devant un ordinateur, en réunion ou dans les transports fait de la sédentarité une réalité quotidienne pour de nombreux salariés. Et contrairement à une idée répandue, pratiquer du sport en dehors du travail ne suffit pas nécessairement à compenser de longues périodes passées assis.

Pour l’entreprise, l’objectif n’est donc pas de transformer chaque collaborateur en sportif. Il s’agit plutôt de créer un environnement qui encourage naturellement le mouvement au cours de la journée, en tenant compte des capacités et des envies de chacun.



Sédentarité au travail et manque d’activité physique : quelle différence ?


La sédentarité au travail, correspond au temps passé assis ou allongé en situation d’éveil avec une faible dépense énergétique. Elle ne doit pas être confondue avec l’inactivité physique.

Un salarié peut ainsi pratiquer une activité sportive régulièrement tout en restant très sédentaire s’il passe une grande partie de ses journées assis.


Le ministère chargé de la Santé recommande d'ailleurs d'agir sur les deux dimensions : augmenter l'activité physique et limiter la sédentarité, notamment en réduisant le temps quotidien passé assis et en interrompant régulièrement ces périodes.

Au travail, cette distinction change la manière d'aborder le problème. Il ne s'agit plus seulement de proposer une séance de sport une fois par semaine, mais aussi de réfléchir à la façon dont les collaborateurs peuvent bouger davantage au quotidien.


Pourquoi ne pas simplement proposer du sport aux salariés ?

Parce que tous les collaborateurs n’ont pas le même rapport au sport.

Certains pratiquent plusieurs fois par semaine. D’autres n’en font jamais, n’aiment pas la compétition ou ne se sentent simplement pas à l’aise dans une activité sportive collective.

Une politique de prévention de la sédentarité trop centrée sur la performance peut alors produire l’effet inverse de celui recherché : les personnes qui auraient le plus besoin de bouger peuvent être celles qui participent le moins.


Cette problématique rejoint plus largement celle de la participation aux événements internes. Le sentiment d'être jugé, les capacités physiques ou encore le format choisi peuvent constituer de véritables freins. Shizen aborde notamment ces questions dans son article consacré aux raisons pour lesquelles certains salariés ne participent pas aux événements internes.


Comment faire bouger davantage les salariés au quotidien ?

La première réponse est souvent la plus simple : créer davantage d'occasions de quitter la position assise.

Selon l'organisation de l'entreprise, cela peut passer par des habitudes faciles à intégrer :

  • se lever régulièrement au cours de la journée

  • marcher quelques minutes entre deux périodes de travail

  • privilégier les escaliers lorsque cela est possible

  • organiser certaines discussions en marchant

  • permettre d'alterner les positions de travail

  • aménager des espaces qui favorisent naturellement les déplacements

  • proposer ponctuellement des activités physiques courtes et accessibles


Santé publique France souligne notamment l'intérêt des interventions qui modifient l'environnement de travail, mais aussi de certains dispositifs encourageant les salariés à interrompre leur temps passé assis.

L'enjeu est donc moins de demander aux collaborateurs de « faire du sport » que de rendre le mouvement plus facile à intégrer dans leur journée.


Profiter de la pause méridienne pour remettre du mouvement

La pause déjeuner constitue également une occasion intéressante.

Une activité ne doit pas nécessairement durer une heure ou demander une tenue de sport complète pour avoir sa place dans la journée de travail. Marche, mobilité, étirements, activité ludique ou challenge collectif peuvent permettre de créer une rupture avec plusieurs heures passées devant un écran.

Shizen explique par exemple comment la pause méridienne peut accueillir des activités physiques et collectives sans mobiliser une journée entière.


Le format compte toutefois autant que l'activité proposée. Pour favoriser la participation, mieux vaut privilégier l'accessibilité et le plaisir de bouger plutôt que la performance.


Adapter les activités aux salariés, et non l’inverse

Une démarche efficace doit tenir compte de la diversité des équipes.

Âge, condition physique, handicap, habitudes sportives ou simplement envie de participer : les situations peuvent être très différentes au sein d'une même entreprise.

Une personne peu sportive doit pouvoir participer sans avoir le sentiment d'être en difficulté face à ses collègues.


C'est également pourquoi une activité collective n'a pas nécessairement besoin d'être compétitive. Des formats basés sur la coopération permettent de créer du mouvement tout en conservant un objectif de convivialité et de cohésion. C'est notamment l'approche développée dans les événements sportifs d'entreprise sans esprit de compétition.


Faire du mouvement une habitude plutôt qu’un événement

Une journée sport ou une animation ponctuelle peut donner une impulsion. Mais la lutte contre la sédentarité se joue surtout dans les habitudes quotidiennes.

L'entreprise peut donc combiner plusieurs niveaux d'action : aménagement du poste de travail, sensibilisation, interruptions du temps assis, déplacements actifs et activités collectives accessibles.


Santé publique France rappelle d'ailleurs que l'employeur peut contribuer à diminuer la sédentarité et à augmenter l'activité physique de ses salariés. La prévention peut ainsi être intégrée plus largement aux démarches de santé et de qualité de vie au travail. Pour approfondir ce point, son dossier consacré à l'activité physique et à la sédentarité en entreprise fournit plusieurs ressources destinées aux employeurs.


Le sport peut devenir une porte d’entrée, pas une obligation

Remettre les salariés en mouvement ne signifie donc pas leur imposer une pratique sportive.

L'objectif est plutôt de multiplier les occasions de bouger, puis de proposer à ceux qui le souhaitent des expériences physiques plus structurées, accessibles et conviviales.

Avec ses dispositifs mobiles, Shizen Sport-Truck permet justement d'amener directement les activités au sein de l'entreprise et de les adapter aux différents profils des collaborateurs.

En supprimant une partie des contraintes liées au déplacement, au matériel ou au niveau sportif, l'activité physique peut devenir plus facile à découvrir.


Et c'est probablement là que commence une démarche durable contre la sédentarité : faire du mouvement quelque chose de simple, accessible et naturel dans la vie de l'entreprise.




 
 
 

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